jeudi 13 juin 2019

A reculons, à reculons...

Rétrospective en quatre chapitres :

I "Reprises"                 II " En chêne"

III "Surprises"                       IV "Houx, houx"


Reprises

En scrutant les marériaux disponibles, je repère le "déjà fait" qui m'invite à ironiser... et à faire le ménage !!!
Ainsi, un Habit  de 1996 semblait demander un ravaudage. J'en fis un Paletot coloré tard, avec des couleurs soutenues :

Paletot coloré tard,
orme, 79 cm.



En 2010, autant le titre Phlegmon dantesque m'avait ravi (j'étais, à l'époque, sur le thème "Barbaque malade"), autant je sens cette pièce massive et phallique - quel fût de cerisier ne l'est pas ? - et je retravaille la hampe et la base, avec un esprit... démoniaque, une malignité délibérée.















Phlegmon dantesque,
cerisier, 85 x 36 cm.










Passent sous mes yeux un trio de bûchettes et une autre, toute seule ; tout ce petit monde est déjà "travaillé" et je me contente d'un assemblage sur un socle exotique de récupération. Voici l'apparition d'une Idole païenne.


















Idole païenne,
cerisier, 
134 x 49 cm.









En chêne

Le bloc est si géométrique que je ne fais qu'animer ses surfaces avec un esprit illustratif  : phylactère, parchemin et diverses plumes "Sergent Major"... Histoire de taquiner la Muse, avec cette borne-enseigne pour scribe debout attendant le client.






















Borne-enseigne pour scribe.
63 x 28 x 15 cm.


Un tronc, que je viens de fendre, m'autorise deux pièces et un naïf bricolage... sans carburant mental. Cette bille de chêne n'en fera décidément qu'à sa "croissance sauvage".
La première pièce, Femme et enfant, est aux antipodes de la seconde, Deux carrés en galère (finalement... comme l'auteur).


Femme et enfant, 59 x 27 cm.


.




Deux carrés en galère, 59 x 44 cm.



Enfin, une Borne-guide pour chemin de traverse, un bois qui a vu passer beaucoup de trains, avant de gagner cette promotion.











Borne guide...
116 x 25 x 12 cm.











Surprises

Morceau de sipo, si plaisant à "composer", le temps de...
" [...] fumailler vite et tôt,
Et dépêcher longtemps une vague besogne."

 Paul Verlaine, Amour, Lucien Létinois, XVII.



Vague besogne, 66 x 18 x 7,5 cm.



Déco végétale sur branche trop verte de cerisier, dressée en pilier. N'est-ce pas minimaliste ? 
Me souvenant des représentations de la pieuse pratique des stylites, je récupère une statuette de 1997 que j'encastre sur ladite pile (au fait, les femmes étaient-elles admises en cette pratique de méditation ? A méditer...)






















Stylite extravagante, cerisier et chêne, 110 x 17 cm.




Enfin, dernière surprise:  un passe-temps de chatelain... 



Ecorchures au coeur d'if...


Houx, houx

45 à 50 cm : telle est la longueur requise pour débiter ce grand feuillu - pour séchage optimal. Je dispose de... 6 mètres linéaires !!! N'ayant jamais aimé les séries, encore moins les installations, j'avancerai avec ma fantaisie habituelle, je crois.

Donc, au coup par coup :


Bout d'inconnu sauvegardé






















En houx libre






























Guerre et Paix,

 62 x 42 x 27 cm.





































































              Fanal figé



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Pour information :

MERCI
Au Golf de l'Ardrée
BLUEGREEN
37 360 Saint-Antoine du Rocher
qui accueille 
 quelques oeuvres...






Une bonne raison pour goûter le tee...

lundi 5 mars 2018

Reprise et résurrection de la com'

La dernière oeuvre affichée en 2016 était un avatar du dieu romain Janus, celui qui a donné son nom au mois de Janvier. Il a le don de voir le passé et l'avenir, il nous assiste dans le passage à la nouvelle année (2017) :

Haut le cœur de Janus


Un an : belle rupture de com' !
Mais aussi un répit pour la création...
De plus en plus, j'avance à l'intuition, c'est-à-dire sans objectif "précisé".
Après coup, je tâche de comprendre ce qui apparaît de la première étape, et - progressivement - de "serrer" une vague cohérence !
Et, petit à petit, je perçois une lente verbalisation qui deviendrait un titre, in fine !

Aujourd'hui : une tête de chêne fendue - bien sûr trop vert, et encore aléatoire -, mise en scène a minima :


Pharaon bougon, chêne peint, 62 x 50 cm, verso.


Pharaon..., recto.

Pour honorer un reste d'iroko, une pièce de jeu d'échecs inopinément figurative :

Brimborion, iroko, 40 x 16 x 9 cm.


Simplicité stupéfiante qui me conduit à l'appellation  "borne", comme naguère je titrais "colonne, stèle, trépied", etc. :

Borne répertoire, chêne, 59 x 20 x 20 cm.



Mini installation :


Commerce de bois en deux langues, chêne, 70 x 25 cm. 



Ah! quelle splendeur de chêne ! Je respecte son calibrage de bois de construction, mais, en contrepoint, je l'ornemente de motifs maniérés, "précieux"...



Autre vue..

Songe d'une vie d'étai, chêne, 61 x 47 x 32 cm.



Trafic en tout genre :

Chouette, déjà fait ! aubier de cerisier et poirier,
43 x 45 cm.


 Présence inattendue :

Fanfaron, chêne, 72 x 16 x 20 cm.


Proposition amphigourique pour volatile (marketing oblige!), "et ite, sculptura est !"

Borne-promesse, granit et chêne, 58 x 27 x 20 cm.



Piège pour géomètre mythomane :


Borne médusante, chêne, 107 x 20 x 20 cm




Dressé hors aplomb pour grignoter l'espace :


Fantaisie debout, chêne et fer, 134 x 15 x 15 cm.


Deux madriers imbibés de longue date, par pression du raisin, et dressés à l'air libre et... à faire les intéressants :
- l'étendoir mime sa fonction ;
- les médias craignent de tomber en oubli...
Des madriers madrés, quoi !

Étendoir médiéval, chêne, 79 x 48 x 28 cm.


Faisceau de médias, chêne polychrome,
 80 x 50 x 32 cm.

Recto.


Deux cippes en dialogue, avec mimétisme suggéré, le tout en hommage aux ornements médiévaux de la cathédrale de Bayeux :




Deux cippes en flirt, iroko polychrome
107 x 36 x 40 cm.


Un compte à régler avec une oeuvre ancienne :

Métissage, chêne, 78 x 22 x 15 cm.

Un dernier "cadeau" :

Paquet serti, chêne peint, 38 x 28 cm.

Recto...






















Ainsi, dressé et repérable comme objet signifiant, le bois se borne à "être là"! Je l'agrémente par pur plaisir d'agir sur le matériau en y évoquant une atmosphère, bredouillant mon "idée fixe". Et je reste dans des formats manipulables, façon de m'adresser à un regard autre - même spatialité que moi. Echange infiniment silencieux.


Francis Piquot
277 rue de Cormery
37550 Saint-Avertin
Tél. 02 47 80 00 81